Amir et autres histoires – Rodrigo FuentesAujourd’hui nous partons explorer le Guatemala. Et c’est à un voyage à travers cinq contes que nous convie l’auteur.

La quatrième de couv :

Avec cette édition bilingue d’Amir et autres histoires, on retrouve l’écriture élégante et précise de l’écrivain guatémaltèque Rodrigo Fuentes, déjà publié par L’atinoir dans l’anthologie L’Amérique centrale raconte 2015 / Centro América cuenta 2015. Dans ce recueil de contes, il plonge le lecteur dans la vie d’un Guatemala rural et actuel, où le courage et la force de conviction d’un peuple soumis par la violence s’opposent à une classe omnipotente et amorale.

Mon avis :

Aujourd’hui nous partons explorer le Guatemala. Un pays que je découvre pour la première fois en littérature. Et c’est à un voyage à travers cinq contes que nous convie l’auteur.

Le premier nous emmènera à la découverte de Perla, cette vache rejetée par sa mère et devenue la coqueluche de l’exploitation. Mais cette histoire est surtout l’occasion de nous dépeindre la dure vie des travailleurs des champs, le travail qui se raréfie, les rachats qui mettent les employés au chômage, les violences…
Le deuxième nous présente Amir. Homme mystérieux, jovial au premier abord, il a été obligé de reprendre en main l’exploitation de son père après la mort de celui-ci. C’est là que les ennuis commencent pour cet homme qui va perdre de plus en plus d’argent et va se retrouver face à ses créanciers.
Le troisième est l’histoire d’une île que ses habitants veulent défendre à tout prix, quitte à faire couler le sang.
Le quatrième vous propose de découvrir les charmes des jeunes femmes dans une bourgade perdue. Mais attention, les habitants de ce petit village ne sont pas forcément commodes.
Le dernier donnera lieu à un étrange diner entre un père divorcé et ses deux fils. Avec une surprise finale pour le moins étonnante…

Dans chacune de ces histoires, c’est la terre qui prédomine. Celle qui l’on cultive, celle que l’on défend. C’est un monde rude, malgré une apparente douceur dans le récit. C’est une violence latente qui règne. Que ce soit pour résister aux changements ou pour défendre son gagne-pain ou son espace, c’est une violence de justicier qu’on va rencontrer. Ici point de règle si ce n’est celle des armes ou des poings.

Ce recueil permet une première découverte intéressante du Guatemala. Pour ceux qui parlent espagnol, sachez en plus que cette édition est bilingue.

Merci aux éditions L’atinoir pour cette découverte !

Détails :

Auteur : Rodrigo Fuentes
Éditeur : L’atinoir
Date de parution : 02/2016

Cette chronique a déjà été lue 1553 fois.

%d blogueurs aiment cette page :