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Twittus politicus – Antoine Dubuquoy – Nico Prat

Twittus politicus – Antoine Dubuquoy – Nico Prat

Twittus politicus - Antoine Dubuquoy - Nico PratTwitter est une bête étrange, qu’il faut savoir manier correctement. Surtout lorsque l’on est une personnalité politique ! Antoine Dubuquoy et Nico Prat nous livrent leur analyse du phénomène.

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

Proposé lors de la dernière opération Mass Critique de Babelio, le livre m’avait déjà fait de l’œil sur Twitter.

La quatrième de couv :

On l’a vu lors de l’affaire DSK, lors du printemps arabe, à l’occasion de la présidentielle ou lors de la lutte Fillon-Copé pour la tête de l’UMP : le tweet grille désormais la politesse aux médias traditionnels, réduits à relayer les informations dispensées sur les réseaux sociaux. Au cours de l’année écoulée, indubitablement Twitter est devenu un outil de la vie politique.

Mais qu’est-ce que Twitter ? Comment ça marche ? Quels en sont les codes ? Si vous n’y connaissez rien, rassurez-vous, ce livre va tout vous expliquer. Vous découvrirez son fonctionnement, ses grands moments, ses ténors et ses seconds couteaux, les tweets les plus mémorables ou les plus scandaleux. Par son instantanéité et du fait que ce sont souvent des acteurs de la vie politique (Eric Besson, Nadine Morano, Valérie Trierweiler…) qui twittent, ce nouveau média devance les télévisions et agences de presse, qui sont désormais, pour le meilleur ou pour le pire, obligées de courir derrière l’info. Mais c’est aussi un espace politique différent, où l’humour prend sa place et où la langue de bois n’est pas de mise. Ainsi le soir du premier tour de la présidentielle, où des messages codés ont fleuri sur la timeline Twitter, donnant le résultat avant le 20 h fatidique, sous forme de tweets codés #radiolondres, en hommage à la célèbre radio de la Résistance française, du genre : « Les talonnettes sont dans les cartons, je répète, les talonnettes sont dans les cartons ».

Et puis il y a bien sûr ce tweet devenu historique: « Courage à Olivier Falorni qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d’années dans un engagement désintéressé », signé Valérie Trierweiler, avec les répercussions que l’on sait.

Entre humour, dérapages et manipulations, ce livre interroge l’avenir, à l’heure de la communication instantanée.

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Les clandestins – Youssouf Amine Elalamy

Les clandestins – Youssouf Amine Elalamy

Donner une voix à tous ceux qui tentent le tout pour le tout dans l’espoir d’une vie meilleure. Parce que ce n’est pas du cinéma. Bouleversant.

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

Un livre proposé lors du dernier MassCritique de Babelio. C’est la 4e de couverture qui m’a séduite.

La quatrième de couv :

« C’est l’histoire de douze hommes et une femme. La femme est enceinte : douze plus un quatorze. Quatorze personnages qui traversent le grand bleu dans le noir. Quinze avec le petit bateau en bois. Seize, avec la Lune qui les observe de son œil mort. Dix-sept avec la mer dans tous ses états. Dix-huit avec le panier à fruits. Dix-neuf même, en comptant le ver qui embarque à bord d’une pomme. »
Les clandestins, douze hommes et une femme, trouvent la mort là où ils espéraient la vie, rejetés sur une petite plage du nord du Maroc. Ils ont, comme tant d’autres avant eux, rêvé de départ et tenté de rejoindre l’Europe, ici seulement distante d’une vingtaine de kilomètres. Et ils ont payé de leur vie ce désir d’ailleurs qui les a poussés à s’embarquer sur un esquif bien trop fragile.
Retraçant l’histoire des treize noyés en courts chapitres à travers le souvenir qu’ils ont laissé dans leur village, Youssouf Elalamy a su trouver une construction narrative aux résonances de chœur antique méditerranéen, alliée un style à la fois moderne et lyrique, pour évoquer une poignée de destins tragiques, emblématique de toutes les formes d’exils.

Mon avis :

Leur seule erreur, habiter du mauvais côté du détroit de Gibraltar. D’un côté, du leur, des mois et des mois sans pluie, le poisson qui devient rare, la terre qui ne produit plus rien. Et pourtant, la famille à nourrir quand même. Alors, d’abord, ils ont tenté la ville, pour trouver du travail, pour ramener un peu quelque chose et garder leur dignité d’homme. Mais même là, il n’y a pas assez pour tout le monde. De l’autre côté, le nôtre, la promesse d’un avenir meilleur, de travail, de nourriture à mettre dans le ventre des petits. Car, pour eux, l’Europe c’est, « à quelques vingt kilomètres seulement, là-bas, par-delà le brouillard, et, dans leurs yeux humides, l’image de cette contrée où l’on trouve encore du travail, où les chemins sont pavés d’or et où fleurit l’arbre de la liberté ».

Alors, ils sont treize à prendre la mer sur une petite barque. Treize à tenter de rallier cet autre côté qui leur semble paradisiaque. L’auteur va leur consacrer à chacun un chapitre. Chacun avec sa voix va nous raconter sa vie, ce qui l’a poussé à en arriver là. Et dès le départ on sait pourtant que cette barque n’atteindra jamais les rives tant attendues. Mais on s’attache quand même, et très vite, parce que l’auteur sait leur donner une épaisseur à ses personnages. Et ces treize-là parlent pour tous ceux qu’on a vu aux informations un jour, qu’on a oublié presque aussitôt, parce qu’ils étaient loin finalement ces morts, parce que le jour-là on avait autre chose en tête ou parce que c’est la vie tout simplement.

Ils parlent haut et fort ces treize, « et pour longtemps encore. Tant qu’il y aura un ici et un ailleurs. Et la mer entre les deux. Tant qu’il y aura un là-bas. De l’autre côté de la mer. Et s’il n’y a pas de musique et pas de tambours pour accompagner tout ça, pas d’écran et pas de ticket non plus, c’est pour dire que tous ces noyés sur le sable, on pourra dire ce qu’on veut, c’est pas du cinéma. »

Extrait :

Lire le début du livre sur le site des éditions Au Diable Vauvert.

« Pas vrai qu’on n’en a qu’une de vie, maman ? Tu sais bien toi qui l’as vu partir sans avoir jamais osé embarquer. Oui, partir pour ne plus avoir à compter les cailloux, comme mon père, son père et son père avant lui, à suivre le chemin qu’ils ont tracé pour moi, pour mieux me perdre sans doute. Dis-moi, pourquoi faut-il que la terre qui m’a vu naître me voit mourir un jour, que le monde s’arrête là où les vagues déposent la mer sur le sable ? Non maman, je refuse d’être cette bête à quatre pattes, les yeux sur la terre qui a cessé de la nourrir. Oui, partir pour ne plus espérer la pluie qui ne vient pas, le ciel qui ne répond, la vie qui ne pousse pas, et cette herbe partout, non, je n’y toucherai pas, maman, ne t’en fais pas, je crois pouvoir encore vivre sans donner la mort, vivre sans tourner le dos à la vie, même si, des fois, tu sais, il faut que tu saches, comment dire, oui, je me brûle pour voir si j’existe encore et, tu sais, maman, j’existe suffisamment encore pour partir. »

Détails :

Auteur : Youssouf Amine Elalamy
Prix Atlas 2001
Editeur : Au Diable Vauvert
Date de parution : 05/2001
168 pages

Livre en fuite – Le royaume des Voleurs

Livre en fuite – Le royaume des Voleurs

Un petit policier sympathique qui se passe dans les années 30 sous Staline, ça vous tente ? Des meurtres, un inspecteur intègre, un petit aperçu de l’époque stalinienne… Pour voir mon avis ou lire le premier chapitre, vous pouvez consulter la chronique. Pour le gagner et vous faire votre propre avis, un petit commentaire ci-dessous.

Voici un résumé des règles et au cas où, vous les retrouverez en entier ici :

  • avoir déjà commenté (même un tout petit peu) sur ce blog
  • me laisser ici même un commentaire pour me dire que vous le voulez
  • tirage au sort vendredi soir vers 21h

Et ensuite le livre appartient à la gagnante ou au gagnant !

Bonne journée et à vendredi pour le résultat !

Personne n’étant intéressé par ce livre, il restera donc dans ma bibliothèque !