Archives de
Catégorie : Le rendez-vous de Valérie avec Paroles d’Encre

Le rendez-vous de Valérie avec Paroles d’Encre #12

Le rendez-vous de Valérie avec Paroles d’Encre #12

Galerie des affaires étrangères de la bibliothèque de VersaillesCe soir, Paroles d’Encre nous accueille dans un lieu exceptionnel: la galerie des affaires étrangères de la bibliothèque de Versailles. C’est dans ce bâtiment que fut négocié le traité de Paris de 1783 mettant fin à la guerre d’Indépendance américaine et le traité de Versailles la même année. Il est tout indiqué pour soirée consacrée à une littérature étrangère !

Très hautes de plafond, les salles en enfilade présentent des murs couverts de livres reliés cuir. On ne peut s’empêcher de se demander depuis combien de temps ces volumes n’ont pas été feuilletés ! Année Lenôtre oblige, des livres sur la botanique ou l’art des jardins sont exposés.

Mais revenons à nos invités de la soirée. Renouant avec des habitudes de ses premières années, l’association Paroles D’encre a voulu consacrer une séance à une maison d’édition. C’est Autrement qui profite de l’aubaine. Connue pour ses collections sur les sciences humaines, Autrement a progressivement intégré d’autres thèmes à ses collections, dont la littérature, avec pour fait d’armes la publication de Inconnu à cette adresse, de Kressmann Taylor.

 

Lire la suite Lire la suite

Le rendez-vous de Valérie avec Paroles d’Encre #10

Le rendez-vous de Valérie avec Paroles d’Encre #10

Pour cette deuxième soirée de la saison, Paroles d’Encre a invité deux poids lourds de la rentrée, David Foenkinos et Véronique Bizot. Ils sont présentés comme deux écrivains de la douceur et de la dérision.

Accès direct aux auteurs :

Véronique Bizot

Véronique Bizot est journaliste, Un avenir est son 4e ouvrage, après un roman primé et deux recueils de nouvelles.

Ce nouveau roman est basé sur les pensées du narrateur, immobile dans la maison de famille froide et désertée par son frère, qui lui a écrit son intention de disparaître. Il se remémore son passé, les personnes croisée dans sa vie, et sa fratrie minée par la dépression, la folie, l’hypocrisie, l’incompréhension à la suite de la disparition inexpliquée du frère.

L’idée de départ était cette image d’un homme seul dans une maison de famille, une sorte de McGuffin à la Hitchcock. L’auteur avait envie de cette narration immobile, toute l’action étant générée par les pensées du personnage principal. Elle est donc partie de cela, sans avoir conscience d’écrire un roman familial. Véronique Bizot écrit sans intention consciente, sans préméditation, le livre s’est construit par association d’idées au rythme des pensées du narrateur. Des phrases sont influencées par Thomas Bernhard, écrivain autrichien dont l’univers lui parle beaucoup.

On découvre donc au fil des pages, progressivement, des petites touches de la vie de Paul, le narrateur. Mais il faut reconnaître qu’il existe surtout par le regard qu’il porte sur les autres. De nombreuses anecdotes racontées dans le livre seront citées au cours de l’intervention de l’auteur. Cependant le centre du roman est constitué par la fratrie de Paul, dont il reste en retrait. Dans une famille chacun occupe une place identifiée, mais eux ont fini par bifurquer, car être ensemble réactive des choses douloureuses du passé. Un autre centre est cette maison que tout le monde fuit sauf son frère jumeau qui est resté, après leur enfance désastreuse.

Malgré tout, ce roman est empreint de dérision et comporte des aspects comiques. L’animateur insiste sur le fait qu’il n’est pas lugubre, il est plein d’humour.

L’avis de Paroles d’Encre :

Véronique Bizot nous montre que le désespoir crée quelques instants fugaces de bonheur : « tout sentiment d’allégresse est chez moi aussi fugitif qu’un appel d’air entre deux trains qui se croisent à grande vitesse », nous dit Paul.

Un avenir, Véronique Bizot, Ed. Actes Sud

David Foenkinos

Après le décès de son grand-père, le narrateur de Les souvenirs prend conscience de tout ce qu’il n’a pas su vivre avec lui, de ne pas avoir su lui dire qu’il l’aimait. Il décide donc de ne pas recommencer la même erreur avec sa grand-mère, et il l’accompagne jusqu’à la fin, lui donnant tout son amour et faisant tout pour la rendre heureuse. Il la suivra même dans une fugue !

David Foenkinos vient ici présenter son 14e livre, chiffre annoncé par l’animateur et dont il est très étonné : il ne pensait pas avoir publié autant ! A la question désormais traditionnelle « pourquoi ce roman ? », il répond tout d’abord, dans un train d’humour « parce que je suis écrivain ». Viennent ensuite plus d’explications.

Lorsque lui-même a dû accompagner ses grands-parents sur leur dernière route, il a pris des notes, et eu envie de raconter tout cela. Il s’agit donc d’un roman très personnel, alors que David Foenkinos a souvent été dans l’incapacité de raconter des choses personnelles. Il ressentait une difficulté émotionnelle à exprimer l’incapacité à aider les gens qu’on a aimés. C’est pourquoi, les premières pages passées, on tourne très vite vers la fiction.

Les thèmes principaux du roman sont : le départ en retraite, la vieillesse qui devient un poids pour ses proches, et le narrateur, jeune homme qui souhaite devenir romancier mais tâtonne et occupe un emploi de veilleur de nuit en espérant que les idées lui viennent.

On retrouve donc dans l’œuvre la solitude, la pudeur d’exprimer ses sentiments, l’horreur des maisons de retraite, l’humiliation des pots de départ en retraite, la mélancolie… Mais ce roman est un roman d’éducation, à la fin le narrateur a suffisamment vécu pour devenir enfin écrivain.

Ce livre est rempli de détails comiques, qui feront l’objet de nombreuses citations ce soir, mais reste un livre grave.

David Foenkinos aime les livres qui donnent envie de lire un autre livre, d’écouter une autre musique, et espère en voir réussi un.

L’avis de Paroles d’Encre :

Une belle méditation sur le rapport au temps et à la mémoire, écrit par un romancier de la douceur, de la délicatesse, de la pudeur.

Les souvenirs, D. Foenkinos, Ed. Gallimard

 

Conclusion : 

Ce fut une soirée étrange. Sans doute par timidité l’un et l’autre, les deux auteurs ont raconté beaucoup d’anecdotes extraites de leurs livres, si bien qu’il a été difficile d’avoir une vision plus profonde des deux romans. Il m’a fallu quelques semaines de recul et une relecture de mes notes « à froid » pour arriver à dégager de cet ensemble un peu fouillis les grandes lignes de leurs œuvres et de leurs démarches. Maintenant qu’un peu de temps est passé, je dois dire que j’ai envie de lire ces romans.

 

Pour tous renseignements sur le fonctionnement de l’association ou son programme, vous pouvez écrire à parolesdencre@wanadoo.fr

 

Le rendez-vous de Valérie avec Paroles d’Encre #9

Le rendez-vous de Valérie avec Paroles d’Encre #9

Pour la rentrée, la soirée Paroles d’Encre était faite pour moi ! Les invités sont un écrivain marcheur, Alexandre Poussin, et un journaliste romancier, Sorj Chalandon, qui parle de l’Irlande et de sa guerre. Autant dire qua ça promet d’être passionnant !

Accès direct aux auteurs :

 

 

Alexandre Poussin

Marche avantL’homme qui se présente devant nous est un type incroyable. Il a fait le tour du monde à vélo avec Sylvain Tesson (autre écrivain marcheur et ami de lycée), il a parcouru l’Afrique, du Cap au lac de Tibériade, avec sa femme à pied. Trois ans et demi de trek, autant dire une sorte d’extraterrestre pour nous qui sommes si sédentaires, même pour moi qui suis randonneuse.

Le livre pour lequel Alexandre Poussin vient ce soir est le premier qu’il a écrit seul. L’éditeur voulait une sorte de manuel, de « trucs » du bon marcheur. Au milieu de cet ouvrage de souvenirs, de réflexions, voire de philosophie, quelques chapitres mentionnent ces détails. Mais pour Alexandre Poussin, ce livre est celui des 40 ans, d’un passage de cap, d’un coup d’œil dans le rétroviseur. Le temps de se poser la question de combien de kilomètres ont été parcourus, le moment de se demander comment ne pas laisser s’étioler le sel de l’aventure.

Alexandre Poussin nous confie avoir toujours détesté marcher, mais il a trouvé dans la marche tellement de choses ! Elle lui a ouvert les yeux sur la réalité du monde, elle reconnecte au réel, à l’imprévu, à l’étrangeté. Elle décloisonne les regards et les schémas de pensées, elle permet des rencontres impossibles en se déplaçant autrement. Maintenant, il ne peut plus s’en passer ! Un projet de voyage au Japon a été annulé à cause du tsunami et de Fukushima ; un voyage aux Andes commence à se construire au sein de sa famille, avec sa femme et ses deux enfants.

Le livre et donc son discours sont émaillés d’anecdotes, de bêtises faites au lycée de Passy-Buzenval à Rueil Malmaison, d’événements inattendus en voyage…

Mais Alexandre Poussin préfère insister sur des sujets qui lui tiennent à cœur comme l’écologie : le monde est un espace fini aux ressources limitées. Il a constaté sur le terrain ce qu’il a lu dans de nombreux livres. Il aborde aussi le phénomène générationnel, pensant que les nouvelles idées imprègnent plus facilement les jeunes que les générations qui les ont précédés. Enfin, il aborde la question de la foi et de la religion, car son vécu en Afrique lui a montré que dans ces régions où les gens assument leur religion, elle les rend bons.

Comment se réadapte-t-on après de tels voyages ? Pour l’auteur c’est un vrai bonheur que de se retrouver dans un monde où existe l’intimité, la protection par la sécurité sociale, les hôpitaux. On revient dans un état de droit et de providence, cela lui paraît un vrai miracle.

Il termine par une réflexion sur l’effet de la marche sur l’âme, qui permet de faire la paix avec soi-même, de faire des bilans, de pardonner, de se réconcilier avec le monde.

L’avis de paroles d’Encre :

Dans ce récit à la fois pratique et philosophique, personnel et universel, Alexandre Poussin évoque sa vie d’aventurier, d’homme, la foi qui le porte et le pousse à agir, ainsi que sa curiosité insatiable pour notre planète. Il nous offre un véritable « livre de vie ».

Marche avant, Alexandre Poussin, Ed. Laffont

Sorj Chalandon

Correspondant de guerre à Libération pendant des années, avant de rejoindre le Canard Enchaîné, Sorj Chalandon apparaît ce soir avant tout comme un homme profondément blessé par un événement incroyable : passionné par l’Irlande, il a « couvert » pendant de longues années la guerre entre l’IRA et l’Angleterre. Comme souvent dans ces cas-là, il avait un « fixeur », un correspondant local connaissant bien le pays et pouvant le guider, comprendre les coutumes, le sens des événements, etc. Cet homme est devenu son ami, le parrain de sa fille, un membre de la famille.

En 2005, les services secrets britanniques ont révélé qu’il était un de leurs agents, retourné par leurs soins des années avant. De cette trahison est né un premier livre Mon traître, puis un second, Retour à Killybegs. Rendu malade par cette trahison inimaginable, Sorj Chalandon, qui s’était promis de ne jamais écrire de fiction à partir de l’actualité, a ressenti le besoin d’écrire le premier roman pour surmonter la stupéfaction et l’effondrement. Pendant l’écriture de ce livre, « son traître » a été assassiné, en avril 2006.

Retour à Killybegs est né de l’insatisfaction du premier roman, qui paraissait à l’auteur incomplet. Pour qu’un roman soit complet, il fallait que l’auteur devienne le traître, lui donne une voix. Le personnage principal est fictif, mais toute son histoire traverse l’histoire réelle de l’Irlande. Sorj Chalandon propose une réponse à la question du « pourquoi », alors que le vrai traître n’a jamais avoué.

L’auteur a eu aussi besoin de donner un coup de poing à la naïveté des petits Français, et de raconter cette amitié dont il pense malgré tout qu’elle était réelle. Et pourtant, le traître l’a personnellement interrogé pour savoir s’il n’aurait pas donné sans le vouloir des informations après des opérations terroristes ayant échoué, masquant ainsi son propre rôle.

Fait étonnant, les Britanniques ont expliqué que pour utiliser un traître, il fallait l’aimer. Les argumentations étaient du genre : « Toi tu veux la paix, nous on veut la paix. Si tu nous préviens qu’une bombe va exploser, nous l’empêcherons et on évitera des morts. » Ainsi le traître a le sentiment d’être bon.

L’avis de paroles d’Encre :

L’animateur, Alain Gottvallès, a lu 49 des livres de la rentrée 2011, celui-ci lui semble être le meilleur.

Retour à Killybegs, Sorj Chalandon, Ed. Grasset

 

Conclusion : 

Voici une soirée qui nous a emmenés loin, aux confins de l’Afrique, en Irlande. Dans la paix et l’harmonie des rencontres de hasard, dans la violence de la guerre et la douleur de la trahison. Des émotions, positives ou négatives, ont surgit dans les discours des écrivains et dans les débats. Aucun de ces deux livres ne peut laisser indifférents.

 

Pour tous renseignements sur le fonctionnement de l’association ou son programme, vous pouvez écrire à parolesdencre@wanadoo.fr

Le rendez-vous de Valérie avec Paroles d’Encre #8

Le rendez-vous de Valérie avec Paroles d’Encre #8

Paroles d’Encre a organisé une soirée avec un écrivain, homme de théâtre habitué de la maison et qui vient maintenant en ami, Laurent Gaudé, et un journaliste qui publie son quatrième roman, François-Guillaume Lorrain. Un autre journaliste, Olivier Weber était invité également mais du fait de son activité d’ambassadeur itinérant, il ne pourra pas être parmi nous.

Accès direct aux auteurs :

François-Guillaume Lorrain

L’homme de Lyon , François-Guillaume LorrainFrançois-Guillaume Lorrain est journaliste au Point, romancier et traducteur d’allemand et d’italien. Pour l’anecdote, ses précédents romans se passaient dans les alentours de Versailles. Ici, il nous emmène à Lyon, via un livre qui entremêle une histoire de nos jours et l’année 1944.

En 2009, le narrateur reçoit en cadeau de son père une liasse de photos et documents ainsi qu’une lettre datée de 2001. Cela va l’amener à fouiller dans un passé trouble, de Lyon à Berlin, de Jean Moulin à un certain Stoglitz, et dans le celui de la famille, avec ses non-dits et ses secrets.

Comment est née l’idée de ce livre ? Elle est venue en deux temps.

Premier temps : dans les jours qui ont précédé la mort de son père en 2001, sous l’emprise de la morphine, celui-ci, qui était avant tout un taiseux, se désinhibait et tenait des propos étranges. L’écrivain se sentait mal à l’aise car il ne savait pas quoi en penser. Son père ne lui avait jamais parlé de ses grands-parents, avait tiré un rideau de fer entre une première vie avec une épouse et des enfants et sa vie actuelle. Il avait été très marqué par la guerre, en particulier sa première communion qui eut lieu le jour du bombardement de Lyon en 1944.

Deuxième temps : quelques jours après le décès du père, la sœur de l’auteur disparut.

Il a alors éprouvé le besoin de comprendre pourquoi ces liens se défaisaient, si ça ne venait pas de plus loin. Mais il a souhaité concevoir une intrigue s’éloignant du matériau familial, écrire autre chose qu’une biographie ou un portrait. La réponse au problème fut d’introduire une intrigue dans le roman.

Le paquet de photos et de lettres est donc une énigme posthume envoyée par le père à son fils : « Il y a quelque chose à trouver, débrouille-toi avec. »

Ces photos ont un sens immédiat au premier regard, mais si on y prend garde il y a beaucoup de choses cachées, des détails à remarquer… Si bien qu’au bout des 200 pages, on a une autre lecture de ces images. La narrateur se lance donc dans une enquête quasi policière pour résoudre un puzzle incompréhensible au départ.

Pour écrire ce livre, François-Guillaume Lorrain a fait une sorte de long reportage à Lyon, a frappé aux portes, interrogé des gens, lu les journaux collaborationnistes de l’époque, les dossiers d’épuration… C’est ainsi que la petite histoire rencontre la grande, pour revenir sur la fin du roman à l’histoire familiale.

L’auteur n’avait pas écrit pendant 10 ans, ce travail lui a fait comprendre son besoin d’écrire de la fiction pour échapper au silence de père. Ce livre lui a aussi permis de comprendre ces silences et les dégâts qu’ils ont pu causer à la famille.

Il finira par cette phrase : « Le temps est parfois très bon romancier. »

L’avis de Paroles d’Encre : Une touchante quête des origines.

L’homme de Lyon , François-Guillaume Lorrain, Ed. Grasset

Laurent Gaudé

Les oliviers du Négus, Laurent GaudéA Paroles d’Encre on ne présente plus Laurent Gaudé, venu ici de nombreuses fois. Si vous voulez en savoir plus, je vous propose de vous reporter au Rendez-vous de Valérie avec Paroles d’Encre #3.

La question, toute simple, est : romancier, auteur de théâtre, pourquoi écrivez-vous des nouvelles ?

Laurent Gaudé exprime le besoin de changer de territoire, d’avoir à côté des gros chantiers (un livre en écriture et un en préparation) l’envie d’aller vers autre chose. C’est aussi le rôle du théâtre dans son travail. Quand le texte d’un gros chantier « repose », il écrit une nouvelle ou une pièce car il ne sait pas rester sans rien faire. Ce sont des voyages différents avec une intensité différente.

Les quatre textes qui composent ce recueil ont été écrits sur trois ou quatre ans. Il n’y a pas d’unité entre elles, elles ont un côté plutôt disparate. S’il a choisi de réunir celles-là, c’est que ce sont les dernières écrites.

On y retrouve les thèmes chers à Laurent Gaudé, ceux de Le soleil des Scorta, de Cris… La tragédie, la mythologie, le rapport à la nature dont on redécouvre qu’elle est là, parfois lumineuse, parfois terrifiante.

Il y a un rapport fort à la mort dans ces textes, c’est un moment « pratique » pour un écrivain car on se retourne et on regarde le chemin parcouru.

Extrait :

« Les héros défaits parlent, se souviennent, usent de grands mots, mais leur destin devient minuscule et les conduit tout droit vers la tombe. Il y a une infinie beauté dans le désespoir de leur cause. »

Les oliviers du Négus, Laurent Gaudé, Ed. Actes Sud.

 

Conclusion : 

S’il faut trouver un point commun à ces deux livres, c’est la mort et l’influence qu’elle peut avoir sur ceux qui restent. Mais le témoignage de François-Guillaume Lorrain était émouvant par ce qu’il avait d’intime malgré la fiction, alors que celui de Laurent Gaudé était celui d’un romancier au sommet de son art, avec une vision globale et cohérente de l’ensemble de son œuvre. Les deux ouvrages étaient donc aussi tentants l’un que l’autre !

 

Pour tous renseignements sur le fonctionnement de l’association ou son programme, vous pouvez écrire à parolesdencre@wanadoo.fr