On est la lie de l’humanité. Des fions dans le trou du cul du monde. Pas moyen de partir, et de toute manière l’envie qui se carapate chaque jour un peu plus.

On ne vit pas on attend. Et on n’attend rien. Et quand on sort en crabe comme si on n’avait plus qu’une patte, on traverse la route sans regarder en riant ivres morts et en se tapant dans le dos mais c’est pour se donner du courage, pour qu’on se revoie demain, et tous on espère qu’elle va passer, la bagnole. Celle qu’aura pas le temps de freiner.

On ne boit pas les rats-kangourous – Estelle Nollet

Cette chronique a déjà été lue 9812 fois.

%d blogueurs aiment cette page :