Vous aimez les parcs d’attraction ? Venez découvrir ParK, le parc d’attraction ultime. Vous en ressortirez avec, peut-être, une sorte de malaise…

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

Pioché au hasard chez la libraire, dans le stock des éditions Allia, c’est la couverture qui m’a décidée !

La quatrième de couv :

La folie est l’unique voie de délivrance.

Mon avis :

Le ParK c’est un mélange des genres : un Disneyland avec un brin d’Auschwitz et un peu de télé-réalité aussi. A cela on peut ajouter l’aspect de la réserve naturelle, comprenant aussi bien des animaux que des hommes. On y vient pour se divertir, mais aussi pour se mettre en danger. « C’est le parc de tous les parcs, la synthèse ultime qui rend tous les autres obsolètes, le concept universel, l’invariant formel. Tout ce qui peut caractériser en général un parc se retrouve dans Le ParK, mais sous une forme inédite et quelque peu fantastique. » Situé sur une île, il n’est pas une attraction de masse, mais réservé à une élite déjà blasée de tout.

Au fur à mesure de ce récit, on découvrira les diverses attractions de ce lieu, ses habitants (le concepteur de cet étrange endroit, une riche dame avec des mœurs un peu étranges et cet homme, détenu volontaire qui a déjà connu tous les camps et prisons du monde) et la folie des hommes, venus là pour ressentir encore quelques frissons que le monde « normal » n’arrive plus à leur offrir. On le commence et on a froid dans le dos, tout de suite, dès les premières pages. Ce parc, cet enfermement que recherchent les gens, l’aspect morbide qui nous pousse toujours à regarder, même si ça fait peur, même si c’est inhumain. On nous emmène visiter certains des recoins les plus sombres du ParK, mais aussi de l’humain.

Sans aucune intrigue et ne tenant que sur l’accumulation de données concernant le ParK, on finit quand même par ressentir une petite lassitude arrivée au milieu de ce livre. J’ai trouvé ça un peu confus et je me suis sentie perdu au milieu des informations. Du coup, c’est dérangeant, car on n’arrive pas à s’en dessiner une image mentale, un plan qui nous permettrait de nous y retrouver un peu. Au cas où on aurait besoin de trouver la porte de secoursMais peut-être est-ce là le but du ParK ?

Extrait

Un premier extrait de ce livre a été posté dans l’extrait du mardi.

C’est que, si l’on y réfléchit bien, l’homme a du mal à supporter son ouverture absolue au monde. L’absence de limites lui saute à la gorge et l’étrangle fortement. C’est cette expérience douloureuse de l’abîme sans bord ni fond qui le pousse à refouler continuellement l’espace infini et à se calfeutrer derrière les barrières matérielles et symboliques de sa propre production artificielle. L’homme ne croît et ne prospère qu’à l’intérieur de limites qu’il a lui-même érigées comme autant de murs d’enceinte qui le protègent contre l’indétermination du dehors. Le parcage est la solution pratique à la crainte paralysante de l’Illimité. Parquer les hommes comme des bêtes, c’est avouer par là même le besoin urgent de l’autodomestication.

Personne ne peut dissimuler son ahurissement teinté de malaise lorsqu’il achève la visite du ParK  et que, enfin libéré de la présence collante des gardes, il tente de faire le bilan de cette journée. De quoi s’agit-il exactement ? Est-ce un musée dédié aux différentes formes du parcage humain et animal à travers les âges ? Un laboratoire à ciel ouvert où s’expérimentent, à la vue de tous, les futures pratiques du contrôle social ? Un délire de mauvais goût d’un milliardaire psychopathe qui, à coups de dépenses somptuaires et de publicité mondiale, a poussé sa folie à un degré de sophistication extrême et dangereux ? Une nouvelle étape, habile et terrible, dans l’industrie du divertissement de masse ? Les avis sont partagés.

Détails :

Auteur : Bruce Bégout
Editeur: Allia
Date de parution : 08/04/2010
152 pages

Personne ne peut dissimuler son ahurissement teinté de malaise lorsqu’il achève la visite du ParK et que, enfin libéré de la présence collante des gardes, il tente de faire le bilan de cette journée. De quoi s’agit-il exactement ? Est-ce un musée dédié aux différentes formes du parcage humain et animal à travers les âges ? Un laboratoire à ciel ouvert où s’expérimentent, à la vue de tous, les futures pratiques du contrôle social ? Un délire de mauvais goût d’un milliardaire psychopathe qui, à coups de dépenses somptuaires et de publicité mondiale, a poussé sa folie à un degré de sophistication extrême et dangereux ? Une nouvelle étape, habile et terrible, dans l’industrie du divertissement de masse ? Les avis sont partagés.

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