En plein sommet de Copenhague, le tome 1 du « syndrome du Titanic » paru en 2005, nous montre qu’il faut du temps en matière d’écologie pour faire avancer les choses.

La quatrième de couv :

Les jours du monde tel que nous le connaissons sont comptés. Comme les passagers du Titanic, nous fonçons dans la nuit noire en dansant et en riant, avec l’égoïsme et l’arrogance de ceux qui sont convaincus d’être «maîtres d’eux-mêmes comme de l’univers».

Et pourtant, les signes annonciateurs du naufrage s’accumulent : dérèglements climatiques en série, pollution omniprésente, extinction exponentielle d’espèces animales et végétales, pillage anarchique des ressources, multiplication des crises sanitaires. Nous nous comportons comme si nous étions seuls au monde et la dernière génération d’hommes à occuper cette Terre : après nous, le déluge…

Nicolas Hulot a parcouru notre planète sous toutes les latitudes. Nul ne le sait mieux que lui : c’est un espace exigu, aux équilibres précaires. Ce livre est un ultime cri d’alerte qu’il lance plutôt que de céder au désespoir : si nous tous, riches comme pauvres, ne modifions pas immédiatement notre comportement pour faire «mieux avec moins» et mettre l’écologie au centre de nos décisions individuelles et collectives, nous sombrerons inéluctablement.

Mon avis :

« Le syndrome du Titanic » est un mélange de plusieurs genres : récit de certains voyages effectués par Nicolas Hulot, récit de ce qui l’a amené à défendre la Terre, retour sur ses combats au côté d’hommes politiques, plaidoyer pour la Terre et ceux qui l’occupent.

Nicolas Hulot nous livre l’état de notre monde, des pistes de réflexion, ses combats aux côtés de ceux qui pourraient faire bouger les choses. J’ai découvert quelqu’un qui ne préconise pas un retour en arrière, mais une manière de vivre différente, avec l’homme non plus au centre de l’univers, mais à égalité avec ce qui nous entoure.

On verse parfois un peu trop dans un « moi je », qui peut déranger. L’auteur se défend de vouloir se mettre en avant et se pose plus en lien entre deux mondes. Il s’agit donc peut-être plus d’un problème d’écriture que d’auto-satisfaction.

Même si l’auteur n’est pas un scientifique et que certaines données sont peut-être volontairement alarmistes, il reste que pour quelqu’un qui a déjà une sensibilité écologique, ce livre touche au but et fait réfléchir.

4 ans après sa sortie, le tome 2 est sortie au mois d’octobre. À suivre donc, car je vais ajouter ce livre à ma liste de livres à lire.

Détails :

Auteur : Nicolas Hulot
Editeur : LGF / Le Livre de Poche
Date de parution : 2005
305 pages

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