J’ai lu quelques livres cet été. Et bien sûr, je n’ai pas résisté à l’envie de partager certains extraits !

Mais, parce que c’est plus simple à faire, ça c’est passé sur mon Tumblr.

Voici donc un petit récapitulatif qui vous aidera pour le petit sondage à venir!

Tulisquoi:

“Les personnages de mon roman sont mes propres possibilités qui ne se sont pas réalisées. C’est ce qui fait que je les aime tous et que tous m’effraient pareillement.”

— L’insoutenable légèreté de l’être – Kundera

Tulisquoi:

“Ils comprenaient exactement le sens logique des mots qu’ils se disaient, mais sans entendre le murmure du fleuve sémantique qui coulait à travers ces mots.”

— L’insoutenable légèreté de l’être – Kundera

Tulisquoi:

“Jon écoutait et la confiance lui dilatait le cœur. Écoute la battue qui arrive ! Une battue ne se met pas en route, si ce n’est pour sauver des vies, éteindre un incendie, prévenir des malheurs.”

— L’incendie – Tarjei Vesaas

Tulisquoi:

“D’un pas mal assuré, Jon sortit de la maison.
Ça avait sonné. Il n’en savait pas davantage. Longtemps, il avait senti que ça sonnerait un jour. Mais tout de même, c’était brutal et inattendu.
D’un pas mal assuré, sortit de la maison.”

— L’incendie – Tarjei Vesaas

Tulisquoi:

“Parler, c’était faire des projets pour le retour parce que croire au retour était une manière de forcer la chance. Celles qui avaient cessé de croire au retour étaient mortes. Il fallait y croire, y croire malgré tout, contre tout, donner certitude à ce retour, réalité et couleur, en le préparant, en le matérialisant dans tous les détails.
Quelquefois, une qui exprimait la pensée commune interrompait d’un : “Mais comment vous représentez-vous la sortie ?” Nous reprenions conscience. La question tombait dans le silence.”

— Aucun de nous ne reviendra – Charlotte Delbo

Tulisquoi:

“On attend.
Depuis des jours, le jour suivant.
Depuis la veille, le lendemain.
Depuis le milieu de la nuit, aujourd’hui.
On attend.
Le jour s’annonce au ciel.
On attend le jour parce qu’il faut attendre quelque chose.
On n’attend pas la mort. On s’y attend.
On n’attend rien.
On attend ce qui arrive. La nuit parce qu’elle succède au jour. Le jour parce qu’il succède à la nuit.
On attend la fin de l’appel.”

— Aucun de nous ne reviendra – Charlotte Delbo

Tulisquoi:

“Mais il est une gare où ceux-là qui arrivent sont justement ceux-là qui partent
Une gare où ceux qui arrivent ne sont jamais arrivés, où ceux qui sont partis ne sont jamais revenus.”

— Aucun de nous ne reviendra – Charlotte Delbo

Tulisquoi:

“Vous, les Européens, vous allez trop vite (coup d’oeil à la Jeep). Peut-être parce que vous ne voulez pas prendre le temps d’envisager l’éventualité que vous auriez tort.”

— Cheval de guerre – Stéphanie Benson

Tulisquoi:

“Mon jeune ami, je vous prierai de ne pas me coller d’étiquette. Ne me fourrez pas dans une catégorie avant même de me connaître !”

— A moi seul bien des personnages – John Irving

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