Si tu n’as que cela à offrir, passe ton chemin. Si tu crois que le désir c’est bander, et le plaisir suprême jouir sur mes cheveux… Passe ta route. Car tu n’as rien compris. Prends ton plaisir seul, dans tes mains ou dans un corps, mais ne me regarde pas, ne me souris pas, ne m’approche pas. J’ai le plaisir en trop haute estime pour me satisfaire de si peu. Je veux du rude et du relief, des ongles qui arrachent, des failles et des fragilités humaines, du goût, de la vie, de l’envie ! Les muscles plats, les corps trop lisses me fatiguent, me lassent. Et je déteste me faire baiser. J’aime les hommes plus que moi-même. J’aime voir un sexe dressé à portée de mes mains. J’aime goûter la peau de celui qui partage ma couche, de ma langue caresser son sexe, ses fesses, ses lèvres et tout ce qui fait qu’il est lui, des chevilles aux oreilles.

Hurler des fleurs – Nora Gaspard

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