Quand, pendant les concerts, des gens dans le public s’affalent sur eux-même en se bouchant les oreilles, ce n’est pas, comme on pourrait le croire, pour échapper aux sons de PaillasSon, mais c’est, au contraire, pour mieux les retenir en eux et s’y abîmer en une sorte de syncope extatique, très agréable et sans danger, quoi qu’en disent les équipes médicales qui viennent les évacuer de la salle. Nous, de notre côté, on ne peut pas trop se permettre de se laisser entraîner par notre musique, parce que notre musique, il faut bien qu’on la joue si on veut qu’elle soit musique. […] Ca demande donc de notre part de solides qualités morales, une bonne dentition, des pantalons en laine toujours lavés à 30°, une confiance inébranlable dans les produits financiers qu’on a achetés en répondant à un mail expédié du Sénégal.

Le rock progressif se déplace par bonds, aime le double dutch, et trouve intéressant de participer à des compétitions de bobsleigh (pour peu qu’on lui foute la paix cinq minutes) – Appas


Cette chronique a déjà été lue 1714 fois.

%d blogueurs aiment cette page :