Du voyage à Metz, les méfaits de la guerre et Iggy Pop. Hé oui, trois livres extrêmement différents aujourd’hui pour cette chronique express.

Opium Poppy – Hubert Haddad

C’est l’histoire d’Alam, petit réfugié afghan débarqué en France et qui tente de se faire une place dans ce nouveau pays et dans le monde des adultes. L’histoire alterne le récit de son passé dans son pays d’origine, où son frère combattant est mort, et le récit de sa nouvelle vie en France, où il tente de se faire tant bien que mal une place dans un monde incompréhensible pour lui.

Je ne sais pas ce qui a fait que je n’ai pas accroché, mais une chose est sûre, je suis passée totalement à côté de ce livre. Je ne suis pas arrivée à m’attacher à ce petit bonhomme, ni à son histoire. Pendant toute la lecture, je suis restée en surface et j’ai donc refermé le livre avec beaucoup de déception !

Lire l’avis de La cause littéraire, nettement plus enthousiaste.

La reformation des imbéciles – Nathalie Constans (Illustrations: Jean Lecointre)

C’est l’histoire de la rencontre dans un terrain vague entre la petite-fille de Géronimo et Iggy Pop. Elle s’est mise en route vers le nord à la recherche d’autres Apaches et d’un quelque chose qu’elle n’arrive pas vraiment à définir. Lui veut autre chose, mais sans savoir définir cet « autre chose », ni si c’est le bon moment pour le vouloir. Il part à la rencontre de Ron et Scott qui veulent à tout prix reformer The Stooges.

Cette femme et cet homme vont se tourner autour, s’apprivoiser autour de drôles de décoctions, de dessins et de musique. Alternant le point de vue de l’un et de l’autre, on a parfois tendance à ce perdre un peu. C’est complètement délirant, tellement même qu’on ne sait pas du tout où tout cela va finir, ni dans quel état. Les photomontages de Jean Lecointre sont tout à fait dans l’esprit du texte : étranges, délirants, entre rêve et réalité.

Impossible de dire si j’ai aimé ou pas ce texte. C’est tellement à part… Tellement déjanté… A vous de vous faire votre propre avis !

Lire une interview de Nathalie Constans et de Jean Lecointre sur Paris-ci la Culture.

Voyage à l’autre bout de la rue – Nicolas Pinier

Partant du principe qu’il est plus facile de se tenir informé de ce qui se passe au bout du monde qu’au bout de sa rue, Nicolas Pinier, artiste messin, a décidé de partir en voyage pendant trois semaines dans sa rue. Une toute petite rue de Metz dans laquelle il ne connaissait qu’un seul de ses voisins.

Pendant trois semaines, il ira donc dormir chez les uns et les autres, au gré des rencontres et du bouche à oreille, avec pour quartier général le Café Jehanne d’Arc, bien connu à Metz.

Très succinct, le livre rappelle quand même qu’on connait souvent bien mal sa propre ville et surtout ceux qui habitent là tout près de nous.

Découvrir le blog de ce voyage.

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