Une première partie très intéressante. Une seconde partie trop prévisible.

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

Je l’ai vu fleurir un peu partout sur les blogs il y a quelques temps. Puis il est arrivé au cinéma. Et le voilà aujourd’hui sur ce blog ! Il était depuis un moment dans ma pile à lire et est sortie un soir où j’avais envie de lire un bon policier.

La quatrième de couv :

Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre. C’est un hôpital psychiatrique pour assassins. Le Marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule ont été appelés par les autorités de cette prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ? Progressivement, les deux policiers s’enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu’au choc final de la vérité.

Mon avis :

Ça partait bien pourtant. Ça partait même très bien : une enquête policière menée par deux personnages assez intéressants, un huit clos sur une petite île et, qui plus est, à l’intérieur d’une prison, un brin de mystère avec cette disparition impossible… Tout était là. Et tout fonctionnait très bien : je tournais les pages fébrilement pour connaitre la suite, chacun des personnages tenait ses promesses en ayant un vrai rôle dans l’histoire, le tout rondement mené par une écriture efficace. Que demander de plus donc ?

Je dirais que ce que je demande à un roman policier est de me tenir en haleine jusqu’au bout. Jusqu’à la toute dernière page. C’est une sorte de contrat tacite avec l’auteur. Et de ce côté-là, le contrat n’a pas été rempli ! J’ai commencé à entrevoir le dénouement final bien trop tôt (vers la moitié du livre), et tous les nouveaux éléments ne faisaient que renforcer ce sentiment.

Alors oui, sur les dernières pages, il me restait encore quelques surprises. Mais je n’ai pas eu ce « choc final de la vérité », comme promis par la quatrième de couverture. Ce qui enlève au moins la moitié du plaisir à la lecture d’un livre tel que celui-ci.

Détails :

Auteur : Dennis Lehane
Editeur : Rivage/Noir
Date de parution : 23/09/2009
393 pages

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