Benchley c’est addictif et délicieusement absurde.

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

Après Le supplice des week-ends, je ne pouvais PAS ne pas lire un autre livre de Benchley.

La quatrième de couv :

« Je ne suis pas de ceux qui suggèrent qu’on puisse devenir fou en restant une minute tranquillement assis à réfléchir. Je suis de ceux qui l’affirment. »

Comment devenir fou en une minute ? Quels sont les symptômes de la démence précoce ? Peut-on soigner un  » tic psychique  » ? Vos rêves sont-ils vraiment intéressants ? Sinon, pourquoi s’obstiner à les raconter aux autres ? Autant de questions vitales que Robert Benchley s’efforcera de glisser sous le tapis, à sa manière inimitable.

Le présent recueil regroupe également huit aventures nonsensiques dans lesquelles Benchley et son flegmatique secrétaire M. Mac-Gregor vont, entre autres, combattre le mauvais oeil, égarer une locomotive et se lancer dans l’élevage de grenouilles

Mon avis :

La dernière fois, avec Benchley, on en apprenait un peu plus sur la vie sociale du triton. On avait aussi découvert comment mieux s’organiser ou comment recevoir avec l’esprit tranquille des invités pour le week-end. Entre autres.

Cette fois, laissez-moi vous dire, qu’on n’a pas fini d’apprendre encore de nouvelles choses. Déjà, par exemple, quand une chaîne de magasin vous dit qu’on ne peut rien y faire, hé bien, c’est que c’est vrai : « En décembre, je suis retourné avec Stewart voir les Brooks au sujet de cette surfacturation de onze dollars. Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien y faire. C’était un mardi. Le lundi suivant, effectivement, rien n’avait été fait. » Que peut-on ajouter à cela ? Pas grand-chose, on est bien d’accord !

On apprend aussi qu’il existe quelque part dans une prairie du Saskatchewan, un pow-wow tribal de coq de prairie ! Comment ne pas être d’accord avec Benchley quand il affirme que ça lui fait froid dans le dos.

Très important aussi le Service des rêves. Pour ceux qui n’auraient pas un expert sous la main à qui se confier, il se propose d’expliquer scientifiquement quelques exemples typiques de rêves. Vous êtes sceptiques, je le sens bien, alors laissez-moi vous donner un exemple :
« Troisième cas. Walter X., 39 ans, marié. Voyeur. Couleur favorite : le jaune clair. Bon siffleur.
Rêve n°1 : « Je vais me coucher sans ouvrir la fenêtre et en laissant toutes les lumières allumées. Je ne fais aucun rêve. »
Analyse : Walter X. est saoul.
« 
On ne peut plus concluant comme service, non ?

Ah oui, on a aussi une liste des choses qu’il a apprises à la fac (très instructifs !) ou alors les problèmes que l’on peut rencontrer lorsqu’on se lance dans un élevage de grenouilles, les déboires d’un de ses amis qui pense être un teckel… Je m’arrête là et vous laisse quand même encore quelques surprises pour ce recueil aussi délicieusement absurde que Le supplice des week-ends !

Extraits

« J’ai choisi chacun de mes cours dans une perspective bien définie, avec un objectif très précis en tête : jamais de classe avant 11 heures du matin ni après 14h30, et rien le samedi. Telle était ma devise. C’est sur cette base solide comme le roc qu’a été fondée toute mon éducation. » p.21

« Bon, mais blague à part, Georges, comment peux-tu être aussi sûr de ces choses ? Tu dis qu’en appuyant sur la pédale de marche arrière, on tend les courroies élastiques d’embrayage externe. Est-ce que tu les as déjà vues se tendre ? Ou bien as-tu cru sur parole les explications de quelqu’un d’autre ? Rappelle-toi que le peuple allemand a été trompé par ses dirigeants pendant des années ! Alors supposons – je dis bien supposons – qu’un individu sans scrupule ait pu avoir intérêt à te faire croire que... » p.37

Détails :

Auteur : Robert Benchley
Editeur : Rivages
Date de parution : 04/04/07
113 pages

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