Emballée sur le début, j’ai finalement eu du mal à tenir jusqu’au bout de ce roman. Une belle promesse non tenue.

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

Proposé par Blog-O-Book il y a quelques temps, j’ai choisi ce livre pour le côté cynique que semblait dégager la 4e de couverture et aussi pour l’histoire qui se passait dans le milieu de la littérature. Merci à BoB et aux éditions Robert Laffont pour le partenariat. Vous pourrez retrouver les avis des autres participants sur le site de BoB.

La quatrième de couv :

Trois paumés magnifiques sont les héros de cette histoire mise en scène avec maestria par l’auteur des Aventures de Kavalier & Clay et du Club des policiers yiddish. Grady Tripp, prof de lettres en mal d’inspiration, doit remettre un manuscrit à son éditeur lors d’un festival de littérature au moment même où sa femme – troisième en titre – le quitte et où sa maîtresse lui annonce qu’elle est enceinte. Son éditeur Teddy Crabtree n’en a que faire. Abonné aux sensations fortes, il est seulement avide de récupérer le livre. James Leer enfin, fervent disciple de Tripp et petit génie incompris qui cultive une attirance morbide pour les suicides de stars, doit être empêché d’en commettre un à son tour ! Ce petit monde va s’agiter avec une belle énergie pour le plaisir du lecteur parfois incrédule mais enthousiaste jusqu’au coup de gong final. Parvenir à marier les ressorts de la comédie la plus efficace et la peinture réaliste des petits drames de la vie qui font la condition humaine, tel est le tour de force littéraire réussi par Michael Chabon dans ce roman, son deuxième après les fameux Mystères de Pittsburgh Hollywood ne s’y est pas trompé, qui a convoqué rien moins que Michael Douglas pour interpréter le rôle principal de l’adaptation confiée au réalisateur Curtis Hanson.

Mon avis :

Des garçons épatants, c’est le titre du livre qu’écrit Grady. Plus de 1 000 pages qu’il n’arrive pas à conclure tant son roman est dense, plein de plusieurs générations de personnages et surtout… parce qu’il est un peu fainéant. Pourtant, ça fait plus sept ans qu’il promet à son entourage de le finir ce roman. Et qu’il le promet aussi à son éditeur, Crabtree. Mais rien n’y fait, sa femme, la troisième, sa maîtresse, ses élèves, ses flirts, la drogue, l’alcool, les fêtes… tout le détourne du mot FIN de son livre. Alors quand Crabtree débarque pour un festival de littérature, que sa femme le quitte, que sa maîtresse lui annonce qu’elle est enceinte, qu’une de ses élèves lui déclare sa flamme, qu’un de ses élèves, Leer, tente de se suicider avant de voler une veste hors de prix et de tuer le chien du patron de Grady… tout part en vrille.

La mise en place de l’histoire et des personnages commencent vraiment fort. L’ironie est là, un héros un peu loser auquel on s’attache, des personnages haut en couleur qui tiennent bien leur rôle. Les péripéties se succèdent et à chaque fois que Grady parvient à se sortir d’un mauvais pas, c’est pour foncer tête la première dans une autre situation incroyable. Mais à la fin, comme dans l’histoire de ce roman, ça part un peu en vrille. Les situations s’enchaînent, mais s’essoufflent. Là où il y avait de la vitalité au début, on traine des pieds. Au final, on finit forcément par se demander si Michael Chabon n’a pas eu autant de mal que son personnage à finir son roman. Et on termine la dernière ligne, un peu soulagé d’en avoir fini, mais surtout un peu déçu de cette promesse qui n’a pas été tenue.

Détails :

Auteur : Michael Chabon
Traducteur : Christian Combaz
Editeur : Robert Laffont / Pavillon Poche
Date de parution : 11/11/10
552 pages

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