D'un monde à l'autre - Valérie PascualLe 21 décembre 2012 est dernière nous, mais ces deux histoires nous donnent une idée de comment cela aurait pu se passer !

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

J’avais lu un premier livre de Valérie. Et j’avais un peu suivi le projet lors de la fameuse fin du monde.

La quatrième de couv :

Une petite fille qui voit des nombres, qui est convaincue qu’il va se passer quelque chose. Quoi ? Elle l’ignore. Son entourage ne la croit pas. Jusqu’au jour où…

Un événement se produit le 21 décembre et passe inaperçu. Sauf pour quelques entreprises paralysées par un bug informatique. Serait-ce le début de la fin ?

Le 21 décembre 2012 verra-t-il la fin du monde ? Certains prédisent les pires catastrophes. D’autres nient farouchement, argumentaire à l’appui. Où est la vérité ? Les deux romans qui composent « D’un Monde à l’Autre » ne délivrent pas de certitudes, ils décrivent des possibles et imaginent leurs conséquences. Des mondes qui meurent, et après…

Mon avis

Le 21 décembre 2012 a déchainé les hypothèses les plus farfelues ! Fin du monde, fin d’un cycle, des villages particuliers qui allaient résister à cette date… Il y a eu à peu près tout et n’importe quoi !

Valérie a décidé d’en faire deux histoires très différentes, mais qui réunissent à elles deux sa passion – la nature, la randonnée – et son métier – ingénieur dans l’industrie automobile. La première histoire aborde ainsi l’histoire d’une petite fille un peu particulière. Née le 11 septembre 2001, elle « voit » des choses: des catastrophes, des nombres, des lieux, mais elle ne sait pas quoi en faire, ne comprend pas ce qui lui arrive. Son père, guide de randonnée, et sa mère, qui s’occupe de leur gite, tente de l’aider, mais ne croient bien sûr pas à des prémonitions. Jusqu’au 21 décembre 2012. Ce jour-là, toutes les images qu’elle « voyait » se sont matérialisées… Pour le pire, malheureusement.

La deuxième histoire prend le problème de fin du monde d’un autre point de vue. Il ne s’agit plus de fin DU monde, mais la fin d’UN monde. Le nôtre. Celui d’Internet et des nouvelles technologies. Celui de l’automatisation à outrance des chaînes de production. Où pour assembler une voiture, il faut des connexions entre logiciels qui communiquent grâce au réseau. Comment faire pour continuer à produire dans ces cas-là? Est-ce que les hommes peuvent retrouver de nouvelles manières de faire ?

Sympathique à lire, il m’aura manqué un développement supplémentaire pour l’après 21 décembre dans la première partie du livre. Sur la deuxième histoire, il y a un beau message plein d’humanisme… mais qui m’a semblé un peu trop utopiste.

Dans l’ensemble, un bon moment de lecture. Surtout quand on le lit APRÈS le 21 décembre et qu’on sait qu’on a échappé à une possible coupure totale et irréversible d’Internet !

Détails:

Auteur : Valérie Pascual
Editeur : The Book Edition
Date de parution : 2012
179 pages

Cette chronique a déjà été lue 7409 fois.

%d blogueurs aiment cette page :