Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains… Surtout si vous avez moins de seize ans…

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

Après m’être chat langé avec un premier livre pour le « Défi Frédéric Dard » lancé par Daniel, il m’a donné envie d’en lire un second. Celui-ci a voyagé aussi chez Sandrine et Liliba. Merci pour le prêt Daniel !

La quatrième de couv :

Si un jour on te demande quel est le plus gaulois des San-Antonio, le plus vert, le plus salingue, le plus rabelaisien, le plus scatologique, le plus grivois, le plus too much, réponds sans hésiter que c’est Les cochons sont lâchés. Peut-être parce que c’est le seul où San-Antonio ne joue aucun rôle, sinon celui du romancier ?

Dans ces pages papillardes, Béru et Pinuche sont lancés seuls à l’aventure, afin de dénouer une ahurissante affaire.

Mais le pénis « hors paire » de Bérurier sera leur braguette de sourcier. Grâce à cet appendice exceptionnel, ils franchiront tous les obstacles ! Comment ?

Lis et tais-toi !

L’heure est grave ; l’heure est folle : les cochons sont lâchés ! Retiens ton souffle, ma jolie.

Et surtout ne déboucle pas ta ceinture si tu veux pas qu’il t’arrive un turbin !

Mon avis :

Daniel nous dit : « C’est énorme ». Oui, c’est énorme. Et j’ai envie de dire, énormissime. Oui aujourd’hui on fait dans le superlatif. Mais même après avoir lu la chronique de Daniel, je ne m’attendais pas à une telle débauche de scènes crues et détaillées.

Dans ce recueil, San-Antonio n’est pas présent. Il est quelque part en vacances avec sa douce. Béru et Pinuche ont donc tout le loisir de se lâcher, dans tous les sens du terme ! Les voilà donc partie mener une enquête en Argentine. Une enquête pour essayer de sortir de prison l’amant de la femme de Bérurier. Mais quand on voit que Bérurier, à peine embarqué dans l’avion, commence à entreprendre une dame fortunée vivant dans ce pays, on se rend vite compte que les couples sont bien libérés dans cette histoire. Et très vite, l’enquête policière n’est que le prétexte pour de nouvelles rencontres, de nouvelles scènes grivoises, de nouveaux repas gargantuesques débouchant sur de nouveaux débordements physiques.

Parce que dans cette histoire, aucune description ne nous est épargnée. D’un côté les scènes d’amour physique (on va éviter d’autres mots afin de ne pas attirer en ce lieu tous les obsédés du net) sont détaillées par le menu. Chaque protagoniste ayant sa spécificité et ses domaines de prédilections, cela tourne vite à la priapée ! De l’autre, les débordements alimentaires s’enchaînent aussi, ce qui a tendance à créer certains désordres intestinaux… encore une fois relatés dans le détail.

L’argot qu’utilise majoritairement Bérurier est aussi très largement fleuri. Autant dans Du bois dont on fait les pipes, l’argot était présent, mais de manière ponctuelle, autant dans cet ouvrage, la moitié quasiment des échanges se fait de cette façon. Et ça ne simplifie pas vraiment la lecture, tant on peut buter parfois sur cette langue faite de raccourcis, d’inventions, de délires, etc.

Alors que dire, en conclusion de cet ouvrage, lu par une novice de San-Antonio ? Hé bien c’est un roman à lire à petite dose, une suite à la fois, coupé par un autre roman plus « normal ». Car autant on rit tellement tout cela est exagéré, démesuré, dément et excessif, autant parfois la pause devient nécessaire. Pour retrouver un texte écrit en français courant. Sans allusions graveleuses. Sans incidents d’ordre physique.

Du plaisir donc d’avoir participé à ce Défi Frédéric Dard et d’avoir découvert ainsi un monument de la culture française. Allons maintenant découvrir ce qu’en ont pensé Sandrine et Liliba. Et vous pouvez découvrir les autres participants sur le blog de Daniel.

dard

Extraits :

Disponible dans l’extrait du mardi #13.

Détails :

Auteur : San-Antonio
Editeur : Fleuve Noir
Date de parution : 1991
312 pages

Cette chronique a déjà été lue 2282 fois.

%d blogueurs aiment cette page :