A la découverte de Truman Capote !

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

Vous me croirez si je vous dis que ça vient encore du bouquiniste ?

La quatrième de couv :

Dans une grande maison du sud des États-Unis, un petit garçon vit à l’ombre de l’amitié inhabituelle d’une de ses tantes, vieille demoiselle un peu originale qui partage ses jeux. Celle-ci, dans son extrême sollicitude, ressent la nécessité d’élargir les vues de son petit protégé sur le bien et le mal. Elle invite à une fête de famille Odd Henderson, gamin pauvre, en qui le narrateur voit l’incarnation du mal. Un vol est commis et, bien sûr, l’enfant pauvre est coupable, mais l’incident tourne surtout à la confusion de l’autre, qui l’a dénoncé et qui, à partir de là, voit basculer son petit univers feutré et simpliste et se faire jour en lui l’idée de la compassion comme clé de la compréhension d’autrui. Contée avec humour et poésie, cette simple anecdote est en fait le drame de la rencontre avec le mal réel, celui qui est à la fois en nous et hors de nous.

Mon avis :

J’ai depuis un moment déjà, De sang-froid dans ma pile à lire. Je n’ai pas encore trouvé le moment opportun pour le commencer, mais j’ai voulu découvrir le style Capote avec ce petit livre de 59 pages.

Cette nouvelle est, d’après ce qu’en dit la présentation du livre, autobiographique et veut, entre autres, dépeindre les relations de Capote, alors âgé d’une dizaine d’année, avec  l’une de ses cousines, âgée elle, de plus de soixante ans. L’histoire se lit bien, avec un style tout à fait agréable qui met en scène les chamailleries de deux gamins à une époque où la vie était dure dans les campagnes.

Je me suis d’ailleurs rendu compte par la suite que cette histoire a été rééditée en Folio Junior. Partant certainement du principe que l’affrontement qui oppose ici Buddy et Odd et la façon de le gérer est toujours actuelle.

Première découverte de Capote intéressante donc. À suivre prochainement avec De sang-froid cette fois.

Extraits :

C’est pourquoi ce que tu as fait est beaucoup plus mal : tu avais décidé de l’humilier. Tu avais réfléchi. Écoute-moi bien, Buddy : il n’y a qu’un seul péché qui soit impardonnable: la cruauté délibérée. Tout le reste peut être pardonné. Cela, jamais. p 56

Détails :

Auteur : Truman Capote
Editeur : Mercure de France
Date de parution : 1998
59 pages

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