On va pas se mentir, je suis terriblement en retard pour mes chroniques. Au point qu’il y a actuellement une petite trentaine de textes en attente de passer sur ce blog.

La seule solution serait d’arrêter de lire pendant quelques temps. Histoire de remettre les compteurs à zéro… Mais il y a toujours un nouveau titre qui me fait envie, un conseil donnée, une couverture…

Bref…

Des petites chroniques express pour tenter de rattraper ce retard !

Cantique de la paranoïa – Daniel Bourrion

Cantique de la paranoïa - Daniel Bourrion

Regardez sous votre siège étiquetez vos bagages facilitez les opérations de contrôle méfiez-vous des personnes souriantes comptez les regards ne rêvez qu’avec retenue n’aimez pas n’espérez rien ne laissez pas d’enfants vous approcher n’entrez dans le jour qu’avec circonspection considérez toute chose comme une menace inspirez lentement vérifiez votre ombre n’ayez confiance en personne et surtout pas en vous ne mettez vos pas que dans les vôtres ayez toujours sur vous de quoi vous défendre méfiez-vous des gens suspicieux évitez les rues trop éclairées trop sombres trop pavées ne parlez qu’à voix basse prenez des détours écrivez seulement des choses anodines ne croyez aucune vérité apprenez par coeur vos souvenirs les plus secrets vivez par procuration et pour votre sécurité ne lisez pas ceci.

La paranoïa tout le temps, partout. Pour nous faire peur, pour nous soumettre. Parce que, comme le dit Bruce Bégout, « La peur a toujours été, et sera toujours, le meilleur instrument de domination.» Alors lister toutes les peurs, toutes les choses qui pourraient nous nuire, toutes les précautions à prendre – de la lecture au voisin, en passant par le disque dur, le drôle d’air de la boulangère, les performances des athlètes… – et les vomir pour se libérer un peu l’esprit. Et réapprendre la non-peur?

Spores – Olivier Saraja

Spores - Olivier Saraja
Pieter et sa fille Enora tente de survive dans un monde qui a été envahi par des spores mortelles et qui les obligent à se couvrir des pieds à la tête dès qu’ils mettent le nez dehors. Ils vivent seuls depuis la mort de la mère d’Enora et Pieter ne tient que grâce à la présence de sa fille. C’est lors d’une sortie pour chercher de quoi manger qu’ils tombent sur une autre survivante, Ana. Très rapidement Pieter va s’éprendre de la jeune femme. Alors qu’il voit sa fille se méfier de plus en plus de l’inconnue.

L’intrigue est intéressante, bien menée, avec des zones d’ombre, des zones de folie. La réalité n’est pas toujours telle qu’on la voit et rapidement on se rend compte que Pieter n’a peut-être pas aussi bien surmonté les épreuves qu’on aurait pu le penser.

Dans l’ensemble, un bon moment de lecture. Surtout pour quelqu’un qui n’est pas fan d’anticipation. Reste que la fin m’a semblé trop rapide. Et cela aura un peu gâché la chute de cette histoire.

Une mauvaise histoire vraie (sauf le début et la fin) – Edgar Kosma

Une mauvaise histoire vraie (sauf le début et la fin) - Edgar Kosma
Il traite des dossiers urgents toute la journée, rivé sur son tableur excel. Son quotidien est morose, ses collègues ne l’intéressent pas. D’ailleurs, il fuit autant que possible le déjeuner hebdomadaire censé resserrer les liens entre les équipes.

La seule chose qui l’intéresse aujourd’hui, c’est la perspective de manger les meilleures frites du coin. Mais c’est tactique, tu comprends. Il faut d’abord se débarrasser des fameux collègues. Sortir à la bonne heure. Pas trop tôt, ni trop tard, pour ne pas trop faire la queue.

Une fois sur place, le sort semble s’acharner contre lui. Des gamins se mettent à se lancer le ballon par-dessus la file. Mais son tour arrive. Plus qu’un client. Voilà c’est son tour. La commande. Il salive d’anticipation. Il a déjà payé. Il n’attend plus que son cornet de frites et l’accompagnement. Et les frites, pour les Belges, tu sais comme c’est sacré. Alors bien sûr, quand LA catastrophe arrive, il craque…

Texte pour amateur d’absurde… et de bonnes frites belges 🙂

Cette chronique a déjà été lue 5514 fois.

%d blogueurs aiment cette page :