Dix nouvelles qui tournent toutes autour des femmes et des cassures que l’on peut rencontrer au cours de nos vies.

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

C’est pour le Prix Littéraire des Blogueurs. L’idée venait donc un peu de la sélection du prix Indiana.

La quatrième de couv :

Un jour, insidieusement, leur quotidien dérape. Sur un souvenir, un incident, une rupture, une prise de conscience. Le constat qu’ils dressent alors de leur propre existence a un goût doux-amer, lucide et ironique. Voilà le lien secret qui unit les protagonistes – hommes et femmes, femmes surtout – de chacune de ces dix nouvelles. Du Canada urbain à celui des grandes étendues sauvages, depuis des fouilles archéologiques en Écosse aux bureaux d’un journal à la mode, d’une disparition en montagne au microcosme d’une colonie de vacances, d’une traîtrise amicale à une exquise vengeance amoureuse, de la fin des années 1950 au début des années 1990, Margaret Atwood nous offre dix récits tendres et incisifs qui confirment son intelligence aiguë de la société contemporaine.

Mon avis :

Ici on parle d’histoire d’amour et de rupture. D’amitiés fortes et de trahison. Du désir d’enfants et de ceux qui disparaissent un jour sans laisser de traces. De réussite professionnelle et de lynchage sur la place publique. De la génération d’avant et de ce qu’on fera mieux qu’eux.

Tous ces personnages se retrouvent à un moment en lisière de leur vie. Un dérapage, une prise de conscience, le passé qui revient frappé à leur porte, les obligent à se battre, se remettre en question, trouver un nouveau moyen d’avancer pour continuer à vivre.

Les personnages sont souvent forts et attachants. Même s’ils n’existent que le temps de quelques pages. Car c’est bien là ce qui m’a gêné dans ce recueil. Le format des nouvelles me convient bien en général. J’aime avoir des petites parenthèses entre deux lectures. Avoir un morceau de vie à découvrir l’espace de quelques pages. La plupart des nouvelles ici auraient mérité un développement plus long, un roman pour chaque. Pour rentrer encore plus dans les cheminements personnels, dans la psychologie de ces êtres touchés par les évènements de la vie.

Un autre Margaret Atwood ? Certainement ! Mais en roman cette fois. Pour me plonger plus longtemps dans son univers.

Les avis des autres membres du jury sont disponibles sur le site du Prix littéraire des blogueurs.

Merci à Alapage, partenaire de ce prix, pour l’envoie de ce roman.

Extrait

« Marcia sera un peu ivre à cause de l’eggnog. Plus tard, quand la vaiselle sera faite, elle pleurera silencieusement, toute seule, enfermée dans la salle de bain. Elle serrera dans ses bras de fête le chat bougon, que, dans ce dessein, elle aura été débusquer de sous le lit. Elle pleurera parce que les enfants ne sont plus des enfants, ou bien parce qu’elle-même n’est plus une enfant, ou bien parce que certains enfants n’ont jamais eu d’enfance, ou bien parce qu’elle ne peut plus avoir d’enfants, plus jamais. Son corps s’en est allé trop vite ; elle ne s’était pas préparée. » p. 371

Détails :

Auteur : Margaret Atwood
Editeur : Robert Laffont / Pavillons Poche
Date de parution : 17/09/2009
371 pages

Cette chronique a déjà été lue 2387 fois.

%d blogueurs aiment cette page :