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Miséricorde – Jussi Adler-Olsen

Misericorde - Jussi Adler OlsenUn bon thriller sans aucune erreur. On est tenu en haleine jusqu’au bout de cette histoire un peu folle.

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

Proposé en partenariat par Le livre de Poche. Merci à eux pour l’envoi du livre. Et comme d’habitude avec les partenariats, vous pourrez donc gagner ce livre. Rendez-vous mercredi.

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Livres lus et non chroniqués #7

On continue avec les chroniques express avec encore une fois trois lectures très différentes : un roman qui a beaucoup fait parler de lui sur la blogosphère, un recueil de nouvelles complètement barrées et un roman sur la vie et la disparition du pape… à la sauce belge !

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Si le gardien de but arrête la balle… – Appas

Si le gardien de but arrête la balle dans laquelle tu viens de shooter, ne te décourage pas et pense plutôt au mignon girafon en caoutchouc qui t’attend dans ta baignoire pour le bain du soir. Voilà le titre en entier du dernier livre d’Appas. J’aime quand on me raconte une histoire rien qu’avec un titre !

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

J’avais lu Considérations non dénuées d’intérêt, selon moi, concernant, spécifiquement, le mouton tarbais. Puis Le rock progressif se déplace par bonds, aime le double dutch, et trouve intéressant de participer à des compétitions de bobsleigh (pour peu qu’on lui foute la paix cinq minutes). Voilà le petit dernier d’Appas.

La quatrième de couv :

Suis-je le plus grand gardien de but que la Terre ait jamais porté ? C’est bien possible, car je suis doué de la faculté inouïe, incroyable — et bien utile — d’arrêter, sans exception, tous les ballons de foot qui essaient d’aller se loger au fond de ma cage. Je suis Fusant Starsky, le gardien invaincu de l’Atomic de Longicourt (mon club) et j’affirme, sans trembler, que celui qui est capable de me marquer un but n’est pas encore né. Vous allez me dire : « Mais Dada Mosley, l’attaquant des Helsinki Hells, n’est-il pas, pour toi, un redoutable ennemi ? » C’est vrai. Vous avez raison. Il paraît que ce garçon ne rate aucun de ses tirs. Nos deux équipes se rencontrent bientôt. Que va-t-il se passer ? Je l’ignore. Je suppose que je serai confronté à des situations difficiles, impossibles, hallucinantes, étranges, bizarres, non répertoriées, intrigantes, acrobatique, décevantes, inintelligibles, insoutenables, mignonnes, pas jolies, coquines, huluberluesques… voire drôles. Mais je m’en fiche. Car moi, ce qui me fait kiffer, c’est le foot.

Mon avis :

Du foot sur le blog de Tulisquoi ? On aura décidément tout vu ici. Et il fallait bien que cela vienne d’Appas pour qu’encore une fois, lors de la sortie de ce livre, je l’achète sans me poser trop de questions. Parce que honnêtement, le foot ce n’est pas vraiment ma tasse de thé à la base. Oh bien sûr, comme pas mal de monde, je suis de loin les résultats, assez décevants, de l’équipe de France. Et je ne parle même pas de l’équipe de Metz qui se trouve reléguée en National cette année…

Mais très franchement, si Didier Deschamps ou le sélectionneur du FC Metz pouvait lire ce livre, on aurait nettement moins de problème pour gagner un match. Imaginez ! Un gardien qui ne loupe aucun des ballons qui tentent d’entrer dans la cage. AUCUN. Et cela, que le gardien soit sur le terrain à surveiller le ballon, avec des plâtres “sur de nombreuses parties du corps“, ou encore “dans les vestiaires du stade“, alors qu’un match se dispute, tout cela parce que sa copine a peur des terrains de foot et veut absolument lui faire essayer tout de suite une redingote en velours vert trouvée dans une friperie…

Ohhh je vous vois venir. Vous allez me dire que tout cela c’est du grand n’importe quoi. Surtout si on ajoute dans l’histoire un attaquant qui ne rate aucun de ses buts. Et qu’on met ces deux-là face à face. Et je vous dirais oui, c’est du grand n’importe quoi. Mais du grand n’importe quoi comme sait si bien le faire Appas. On se demande comment ça tient le long de 154 pages. Comment il arrive à nous mener d’un terrain de foot à une pirogue kamoumbée d’Afrique de l’Ouest. Moi je n’ai qu’une seule explication : l’humour totalement absurde et auquel j’adhère à 100%. Le genre d’humour qui arrive même à me faire aimer le foot. Alors quel que soit le sujet du prochain livre d’Appas, je réserve déjà mon exemplaire !

Extraits :

Appas vous propose un extrait sur son site, “en toute liberté, autant de fois que tu veux ».

Détails :

Auteur : Appas
Editeur : Appas
Date de parution : Quelque part entre aujourd’hui et il y a quelques mois
154 pages

 

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Les ours n’ont pas de problème de parking – Nicolas Ancion

Neuf nouvelles pour passer de l’univers d’un Toy Story, au papy qui se retrouve désœuvré à la retraite, d’un petit gars qui aimerait bien jouer au foot, mais ne peut que collectionner les images Panini, d’un pauvre Père Noël un peu désespéré ou encore d’un Marc Dutroux.

Mais d’où t’es venue l’idée de lire ce livre ?

Proposé par Publie.net en service presse, c’était l’occasion de découvrir l’auteur qui m’avait bien fait rire avec L’homme qui valait 35 milliards.

La quatrième de couv :

Qui est-ce qui parle des “problèmes” de l’immigration ? Dans les écoles, dans les quartiers, on sait bien que ça se passe autrement. On sait bien ce qu’on apprend de l’ouverture, de l’échange.

Mais on sait aussi qu’il faut se battre pour cette fraternité élémentaire, et le partage de la terre.

L’art de Nicolas Ancion, c’est de prendre ça au ras de la rue, ou de la salle de classe, ou du terrain du foot. Ou de ce qui se passe quand on promène le chien.

Et quand bien même c’est violent ou dur, à l’arrière, quand bien même il y a les idées toutes faites, les réflexions qui partent trop vite, une des plus belles armes c’est aussi d’en rire.

Alors venez avec Ugur ou Andrzej – qui lui vient de Pologne –, ou Shi Yinnan, qui de Changaï a débarqué à Anvers, dans le Bruxelles d’aujourd’hui, cette ville qui est un si beau laboratoire pour apprendre à inventer ensemble, et le présent et demain. Beau laboratoire des rêves, dans la nuit et les tavernes.

Et c’est là que commence un autre miracle : celui de la littérature, du raconteur d’histoires, neuf récits comme neuf visages, neuf rêves.

Mon avis :

Le grand méchant Marc met ainsi en scène un homme tranquille, jusqu’au moment de l’affaire Dutroux. Car, pour son plus grand malheur, ce prof a exactement le même nom et prénom que le monstre d’Arlon… De quoi détruire une vie… L’album de foot, ensuite. “Le football, c’est pas un sport pour les difformes” qu’on lui a dit à Ugur. Un peu trop enrobé pour être accepté parmi les autres enfants, il collectionne les images Panini pour compenser. Et malheur à qui osera lui voler son précieux cahier. Pascal et ses pensées nous apprend que parfois aider son prochain n’est pas toujours la meilleure des idées. Pas de vacances pour le chien brun, car il a une enquête à mener: il y a des nounours qui sont enlevés pendant que les humains sont en vacances… Si j’étais vous, j’éviterais d’aller au Nettoyage à sec. Certains pensent que c’est plus simple à braquer qu’une banque. Mais il ne faut pas oublier que les petits vieux qui ont laissé leurs affaires là-bas tiennent à les récupérer ! L’affaire Smilodon met au prise un ours en peluche qui se voit prendre sa place dans le cœur et dans le lit de sa maîtresse le jour où un homme emménage dans l’appartement avec un chat. La bataille se révèlera sanglante. Tête de turc, c’est Ugur, qui se retrouve en Père Noël, alors que ce n’est même ses croyances, mais bon, il a besoin d’argent, alors il ne peut pas faire la fine bouche. Mais quand même, tous ces gamins qui réagissent déjà comme des adultes, ça le déprime un peu… La traversée de la place, c’est ce que va faire ce tout nouveau retraité qui vient d’annoncer à sa femme qu’il s’en va. Mais après avoir traversé la place, où va-t-il bien pouvoir se rendre ? Le chien brun et la fleur jaune de Chine, parce que les chiens en peluche ont aussi envie de connaître leur origine “biologique”, surtout au moment où leurs petits maîtres grandissent et finissent par se lasser des jouets.

Deux nouvelles m’ont particulièrement plu: Tête de turc et La traversée de la place. La première, pour le regard porté sur ces enfants qu’on voudrait souvent grandir trop vite, leur enlevant toute une part de leur innocence. La deuxième, pour ce vieux monsieur qui ne veut pas finir sa vie de retraité devant sa télé. Il décide donc de partir, même s’il n’a pas vraiment le courage d’aller plus loin que la place en face de chez lui, dans sa tête, il part loin, très loin… Mais, dans l’ensemble, j’ai eu du mal à trouver un fil conducteur entre toutes ces histoires. Et surtout, j’ai eu du mal à sauter d’un univers d’ours en peluche (même d’ours un peu bizarre) à l’histoire de l’homonyme de Marc Dutroux. Un trop grand écart à faire pour moi dans un seul recueil.

Extraits :

Un premier extrait a été publié dans l’extrait du mardi.

Lire les premières pages sur le site de publie.net.

Détails :

Auteur : Nicolas Ancion
Editeur : Publie.net
Date de parution : 13/03/2011
172 pages

 

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L’extrait du mardi #60

Je ne sais pas ce qui se passe, peut-être que je vieillis – même si je n’ai pas encore tout à fait trente ans – j’ai l’impression que les gosses changent. Ils ont l’air trop sérieux avec leurs vêtements d’adultes plein d’étiquettes, de tirettes et de bandes fluorescentes. On dirait qu’ils s’ennuient ou qu’ils en ont déjà marre. À leur âge, je passais des heures à jouer au foot et je souriais tout le temps. Je ne savais même pas comment on faisait pour être triste. Là, je me balade avec ma cloche, je leur offre mes sapins de Noël et ça ne leur fait même pas plaisir. J’ai envie de leur parler, de leur faire comprendre qu’ils se trompent, que ça ne sert à rien de jouer aux adultes à leur âge, qu’ils auront toute la vie pour ça, mais c’est inutile. On ne change pas les gens, mêmes les tout petits, avec des mots. Ce qu’il leur faudrait, à tous ces petits fils de riches, ce sont des gamins sans éducation et sans argent, qui traînent dans la rue mais qui leur feraient comprendre qu’une demi-journée entre copains ça vaut plus que tous les jouets du monde, plus que tous les vêtements de l’univers. Mais c’est impossible. Quand on a le privilège de ne manquer de rien, il faut bien qu’on s’invente d’autres raisons d’être heureux. Et surtout des prétextes pour ne pas l’être. Comme ça on peut acheter, et se faire croire que ça va tout arranger. Une nouvelle maison de poupées rose écoeurant, un nouveau jeu vidéo pour regarder l’écran même quand il n’y a rien à la télé, une pile de DVD pour ne pas avoir envie de courir dehors quand la nuit est tombée.

Les ours n’ont pas de problème de parking – Nicolas Ancion

 

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